Le centre du village vu des champs
Menoncourt vu du ciel
Défilé de voitures de collection
Visite d'une cigogne
Sa Salle Communale

Les pionniers du R.P.I

 1) Association "Les PIONNIERS du R.P.I" Regroupement Pédagogique Intercommunal MENONCOURT / EGUENIGUE / LACOLLONGE - 1ère association Loi 1901, créée à Menoncourt en 1987 - * Siège / Adresse : Cidex 208, 7 rue du Vieux Lavoir, 90150 Menoncourt "D'un échange scolaire franco-québécois à une action de solidarité de longue haleine au Burkina-Faso" (Photothèque album PIONNIERS - cliquez ici -) (Photothèque album ZEKOUNGA - cliquez ici -) Les PIONNIERS du R.P.I. ont eu 20 ans en 2007 ! *

Bureau : Président : Jean-Marie Roussel Vice-président : Dominique Di Cristo Trésorier : Philippe Beluche Secrétaire : Sandrine Feltre * Objectifs : - A sa création en 1987 : Réaliser un échange scolaire franco/québécois en 1988 - Depuis 1988 : 1) Favoriser des actions éducatives et péri-éducatives menées par les 3 écoles du RPI, notamment la pratique d'activités sportives USEP. 2) Participer à des actions de solidarité sur le plan local comme sur le plan international 3) Aider à l'autodéveloppement du village de ZEKOUNGA au BURKINA FASO. * Historique : - 1987 Création de l'association : L'histoire de l'association "LES PIONNIERS DU RPI" est étroitement liée à celle de l'école de Menoncourt. Cela commence le dernier jour de classe de l'année scolaire 1986/87. Ce mardi 30 juin 1987, Jean-Marie Roussel (instituteur du village) invite les parents d'élèves à une réunion "mystère" qui a pour objet de leur présenter un important projet scolaire programmé pour 1988... "en fin d'année scolaire prochaine, les CM1/CM2 iront au ...CANADA ! Ce projet fut accueilli avec surprise et avec enthousiasme par l'ensemble des parents. Tout le monde se mit immédiatement au travail. Pour pouvoir faire face à une pareille aventure, il fallait nécessairement se constituer en association. Deux jours plus tard, le 02 juillet 1987, les parents d'élèves se réunissent à nouveau en vue de constituer une association dont le siège social sera situé à l'adresse de l'école de Menoncourt. Le nom choisi "Les Pionniers du RPI" s'explique par la fait que selon l'office franco-québécois une pareille aventure n'avait jamais été tentée auparavant par une école d'une si petite taille. Après avoir adopté les statuts, le bureau est ainsi composé : Président : Patrick Cermak, Vice-présidente : Martine Castelli, Vice-président : Jean-Marie Roussel, Secrétaire : Maria Gérard, Secrétaire adjointe : Marie Feuvrier, Trésorier : Bernard Monnier, Trésorier adjoint : Jean-Luc Jacquel. Le 15 juillet 1987, l'association "les Pionniers du RPI" est déclarée à la préfecture du Territoire de Belfort sous le numéro 3037. - 1988 Réalisation de l'échange franco-québécois avec l'école de SAINT ROCH DE RICHELIEU (près de Montréal) : Du 25 mai au 06 juin : 27 Pionniers se rendent au Québec (19 enfants, 8 adultes) ; Du 14 au 26 juin : Nous recevons nos amis canadiens (17 enfants, 8 adultes). - Fin 1988 Nouvelles orientations, nouveaux projets des Pionniers (voir ci-dessus les objectifs développés). - 1989 : Premiers contacts avec le village de ZEKOUNGA au BURKINA FASO afin de dresser un inventaire des besoins. Le village démuni de tout réclame en toute priorité une école afin que leurs enfants aient une vie bien différente de la leur... - 1990 : Avec nos amis canadiens, Préparation de l'organisation du "RALLYE ZEKOUNGA 1993" au QUEBEC afin de financer la construction d'une école à 3 classes. - 1992 : Une délégation de Pionniers se rend au Canada pour affiner le projet sur place qui prévoit la participation de montgolfières. Il est prévu de faire participer une montgolfière de Belfort à ce rallye. - 1993 : "RALLYE ZEKOUNGA 1993 AU QUEBEC" : 40 Pionniers participants s'envolent pour le Canada avec une montgolfière dans l'avion pour réaliser ce rallye dans la région de Saint Roch de Richelieu. - 1994 : Avec l'argent récolté lors du Rallye effectué en 1993, construction de l'école de ZEKOUNGA. Expédition d'une délégation de Pionniers pour inaugurer l'école à Zékounga. L'Etat burkinabé nomme 3 enseignants à l'école. Durant l'été 1994, les Pionniers accueillent à Menoncourt une délégation d'indiens du Québec rencontrés en 1993. - 1995 : Premiers bons résultats de l'école de Zékounga ! : 19 élèves sur 28 obtiennent leur Certificat d'Etudes Primaires. De nouveaux projets sont travaillés par les Pionniers : construction de logements pour les enseignants, d'un moulin à grains et d'un dispensaire. - 1996 : Deuxième expédition des Pionniers à Zékounga : démarrage des projets cités plus haut et réparation de 3 puits du village. - 1997 : Les Pionniers fêtent leurs 10 ans ! Ils font venir pour la circonstance un instituteur de Zékounga. - De 1997 à 2007 : Nombreuses réalisations à Zékounga : Construction du moulin à grains, d'un dispensaire, d'une pharmacie, d'une maternité, d'un atelier de couture, d'un atelier informatique, d'un atelier de fabrication de savon au beurre de karité, réparation des puits, prise en charge des collégiens... Envoi de nombreux colis et matériels divers : machines à coudre, bicyclettes, matériels scolaires, produits pharmaceutiques, médicaments, ... Les produits et bénéfices obtenus par la gestion du moulin et des différents ateliers sont utilisés pour entretenir tout ce nouveau patrimoine et pour s'autodévelopper. Pour réaliser tous ces projets, plusieurs expéditions de Pionniers ont été organisées (en 1996, 1999, 2000, 2001, 2002, 2007). En l'an 2000, 15 Pionniers participent à l'expédition "ZEKOUNGA 2000" pour voir sur place toutes les réalisations entreprises et menées à terme par l'association pour le développement du village et de ses environs. Plusieurs réalisations (école, dispensaire, pharmacie, maternité) sont aussi au service des populations des villages voisins de Zékounga. (Voir bilan de l'expédition 2000 : cliquez ici) (Voir bilan de l'expédition 2002 : cliquez ici) - 2007 : Les Pionniers fêtent leurs 20 ans ! ***************************** - Quel est le lien entre le projet d'échange franco-québécois et l'aide au développement d'un village au Burkina Faso ? L'échange scolaire franco-québécois de 1988 fut un succès total. En réalisant leur rêve, les deux petites écoles situées de chaque côté de l'océan atlantique venaient d'accomplir un grand projet, inédit selon l'office franco-québécois au regard de la taille de ces établissements. Sur le plan pédagogique tous les objectifs ont été atteint. En effet, les enfants totalement associés à la préparation comme à la réalisation du projet ont vécu une très belle expérience très profitable pour leur avenir. "L'esprit d'entreprendre " a été une des qualités reconnues de ce formidable échange. Les deux responsables de l'échange scolaire, Yvon Ménard de St Roch de Richelieu (Canada) et Jean-Marie Roussel de Menoncourt ont tenu de souligner le caractère tout à fait exceptionnel de cette réussite à leurs élèves en leur rappelant la dure réalité d'existence de la majorité des enfants à travers le monde. Pour cela, ils se proposèrent d'utiliser ensemble cette formidable dynamique, cette fois au profit d'un village du Tiers monde en l'aidant à construire et à équiper son école. La volonté et la motivation étaient deux traits de caractère des Pionniers, s'ajoutait désormais la générosité pour ceux qui décidèrent de poursuivre l'aventure. - Pourquoi avoir choisi Zékounga au Burkina Faso ? Au départ, le principe d'aider ensemble un village du Tiers monde était retenu entre les deux groupes franco-québécois. Mais la localisation géographique du Tiers monde n'était pas la même. Du côté canadien, les regards étaient portés sur les antilles et l'Amérique du sud, du côté des Pionniers, c'était évidemment l'Afrique qui attirait l'attention. Yvon Ménard et Jean-Marie Roussel trouvèrent la solution idéale, c'est de chercher deux villages du Tiers monde, un aux Antilles, l'autre en Afrique. Pour cela, ils se partagèrent le travail. Yvon Ménard ayant travaillé quinze en Haïti se proposa d'y rechercher le village souhaité. Pour sa part, Jean-Marie Roussel devait trouver l'autre village dans un pays africain francophone. L'instabilité chronique caractérisant Haïti contraria beaucoup le projet de ce côté de l'océan. Il était impossible d'obtenir toutes les garanties notamment que l'aide apportée revienne bien aux habitants du village choisi. Les années passèrent et Yvon Ménard se résigna à abandonner ce projet du côté d'Haïti faute de garanties suffisantes. Les Pionniers, de leur côté, n'eurent que l'embarras du choix, ils décidèrent d'aider fin 1988 un petit village du Burkina Faso. *ZEKOUNGA (BURKINA FASO) (Photothèque : album Zékounga - cliquez ici) Plusieurs raisons ont motivé ce choix. Les Pionniers voulaient "cibler" une école naissante dans un des pays francophone les plus défavorisés d'Afrique ; une école située en milieu rural, à l'image de Menoncourt et de St Roch de Richelieu au Québec. Le Burkina Faso (ancienne Haute-Volta) est un des pays les plus pauvres du monde qui correspondait à ce voeu. Les Pionniers ne voulaient pas non plus faire de l'assistanat mais voulaient rendre service d'une manière efficace et pérenne à une population défavorisée. Au Burkina Faso, traduction littérale "Au pays de l'homme intègre", on peut généralement reconnaître à ce peuple qu'il n'est pas un peuple assisté. Au contraire, c'est un peuple qui veut garder sa dignité dans sa nature spécifique, c'est toute sa force. Les Pionniers avaient trouvé le pays qu'ils voulaient aider. Il restait à trouver le village. Le choix s'est porté sur le village de Zékounga parce que sa population avait décidé de s'accrocher à l'idée d'obtenir avant tout autre chose, une école pour ses enfants afin qu'ils connaissent un avenir bien différent du leur. Toutes les familles du village se sont mobilisées pour obtenir un instituteur pour leur enfant. Le village était trouvé. Il restait maintenant aux Pionniers de s'entourer de toutes les garanties pour avoir la certitude que l'aide apportée arrive bien régulièrement au village choisi. Dès le départ, nous avons établi, avec nos amis canadiens, une convention d'aide contrôlée, que nous avons imposé au village choisi. Cet acte administratif fut rédigé et envoyé à Zékounga complété des signatures des trois responsables de ce projet de solidarité : M. Zoundi David, directeur de l'école de Zékounga, M. Ménard Yvon, directeur de l'école de St Roch de Richelieu, et M. Roussel Jean-Marie, directeur de l'école de Menoncourt. Une autre garantie a confirmé ce choix. En effet, le département de Tanghin Dassouri (où se situe Zékounga) était l'objet d'une entreprise de solidarité départementale avec le Territoire de Belfort sour le contrôle et la responsabilité de l'association du Secours Populaire Français, une organisation présidée dans le département par M. Lacaille Louis. Cette organisation offrit ses services aux Pionniers pour obtenir sur place toutes les garanties nécessaires et attendues. En résumé, les Pionniers cherchaient un village africain francophone qui était animé d'une farouche volonté de s'en sortir, de créer une école pour ses enfants en acceptant un contrôle rigoureux de l'action de solidarité menée : les Pionniers ont trouvé ce profil souhaité c'était Zékounga au Burkina Faso.

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